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samedi 29 août 2015

Le 06 juin 2015, l'association Club Sedge Saint Martinois, en collaboration avec le Club Mouche APNLE et la Fédération Française de Pêche à la Mouche et Lancer, a organisé une initiation à l'écologie et à la faune invertébrée de notre cours d'eau.





Voici quelques photographies de la journée conviviale que nous avons passée. Dans un premier temps, nous avons étudié avec plus de précision les clefs de détermination de certains insectes et autres invertébrés (trichoptères, éphémères et plécoptères). Dans un second temps, nous avons retrouver le terrain. Nous nous sommes partagé différentes stations. Nous avons collecté différentes larves et insectes adultes. Par la suite, nous avons utilisé des microscopes et nos fraîches connaissances pour déterminer notre collecte.
lien : www.clubmoucheapnle.fr










Vous l'avez reconnu ?
ÉcrevissePacifastacus leniusculus. Cf. Signal qui es-tu ?  https://fr.wikipedia.org/wiki/Pacifastacus_leniusculus











Cette journée s'est terminée par le montage de quelques mouches de pêche
Pour enfin finir la journée au bord de l'eau pour le coup du soir. 

dimanche 26 janvier 2014

La Renouée du Japon (Fallopia japonica) : une herbacée colonisatrice !


La Renouée du Japon ou Renouée à feuilles pointues (Fallopia japonica, autrefois aussi nommée Polygonum cuspidatum ou encore Reynoutria japonica) est une espèce de plantes herbacée vivace de la famille des Polygonaceae originaire d'Asie orientale, naturalisée en Europe dans une grande diversité de milieux humides.
Cette plante herbacée très vigoureuse est originaire de Chine, de Corée, du Japon et de la Sibérie.

Elle est cultivée en Asie où elle est réputée pour ses propriétés médicinales. Naturalisée en Europe et en Amérique, elle y est devenue l'une des principales espèces invasives ; elle est d'ailleurs inscrite à la liste de l'Union internationale pour la conversation de la nature des 100 espèces les plus préoccupantes.

On la retrouve massivement dans nos départements. Elle est très invasive. Elle est difficile à supprimer.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Renou%C3%A9e_du_Japon


Elle prolifère et cause des dysfonctionnements au sein des écosystèmes :
· Impact sur la stabilité des berges
Elle favorise les sapements de berges car son système racinaire est peu développé en dehors des rhizomes, et en hiver, la partie aérienne meurt et laisse les rives à nu, soumises à l’érosion.
· Impact sur la flore autochtone
Dans des milieux qui lui sont favorables, elle peut éliminer pratiquement toutes les autres espèces grâce aux substances toxiques qu’elle secrète, à son rythme de croissance élevé et à son feuillage abondant, créant un ombrage inhospitalier pour les autres espèces.
· Impact sur la diversité
Elle diminue la diversité physique (habitats) provoquant une baisse de la diversité biologique des milieux. De plus, les animaux (oiseaux, petits mammifères…) ne s’installent pas dans les massifs denses de renouées.
· Impact sur le paysage
Les grands massifs de renouée sont synonymes d’uniformisation du paysage. En période  hivernale, dès lors que ses tiges sont desséchées, elle constitue pour le riverain une disgrâce paysagère.
Une expansion spectaculaire.
Les renouées se développent très rapidement (croissance pouvant atteindre quatre à cinq centimètres par jour). Leurs rhizomes forment des réseaux denses dans le sol, ce qui facilite leur propagation. En Europe, les graines sont stériles mais les boutures de tiges ou les fragments de rhizomes peuvent être facilement disséminés par l’eau, les animaux ou l’homme lors de travaux d’aménagement et ainsi coloniser de nouveaux terrains grâce à sa formidable capacité de régénération (0,7 g de rhizome suffisent pour donner un nouveau plant).

Un lien vers la Cater Basse-Normandie
La Cater, La Cellule d'Animation Technique pour l'Eau et les Rivières. 
L'association a pour vocation générale, l'animation technique dans le cadre de la restauration, la gestion et la valorisation des milieux aquatiques et humides et des ressources en eaux superficielles à l'échelle des bassins versants. 
http://www.caterbn.fr/mediatheque/images.html?chp_recherche=botanique

jeudi 23 janvier 2014

Truite Fario et Ombre Commun : deux espèces communes sur la Risle


Le corps de la truite est élancé, la tête relativement grosse et la bouche largement fendue et armée de petites dents acérées. Elle possède, comme tous les salmonidés, une nageoire adipeuse entre la dorsale et la caudale dont les bords sont droits ou peu échancrés. La peau est recouverte de très petites écailles. On observe de très grandes variations de coloration et de ponctuation en fonction des bassins versant et des habitats. Son caractère rusé et méfiant fait de la truite une espèce particulièrement recherchée par les pêcheurs. Certains se consacrent d’ailleurs exclusivement à sa recherche. Toutes les techniques d’eaux vives conviennent : appâts naturels pour le toc ou le vairon manié, leurres, mouches artificielles…


Taille légale de capture de 20 à 25 cm selon les milieux

Caractéristiques : Elle est très largement répandue en France métropolitaine.
Taille : de 12 à plus de 30 cm à maturité sexuelle (en fonction du milieu), maximum 80cm
Poids : quelques centaines de grammes en moyenne, jusqu’à 8kg
Longévité : rarement plus de 6-7  ans dans la nature  
Habitat : Elle fréquente les eaux pures, fraiches et bien oxygénées des parties supérieures des rivières ainsi que certains lacs de montagne. Elle supporte difficilement les augmentations de température. En fonction de son âge, elle n’occupe pas les mêmes habitats : les juvéniles colonisent les zones peu profondes à courant modéré alors que les adultes préfèrent les secteurs avec une hauteur d’eau plus élevée et un courant plus lent, offrant de nombreuses caches 
Alimentation : Carnivore, la truite consomme des invertébrés et des poissons, quelquefois des batraciens. Elle peut adopter deux modes de chasse : capture de proies qui dérivent dans les zones courantes ou prospection et chasse à courre dans les zones calmes.

Comportement : Territoriale, elle n’occupe pas les mêmes espaces en fonction de son activité ; elle alterne entre des zones de chasse et des zones de repos. Elle possède un caractère migrateur marqué montaison des adultes pour la reproduction et dévalaison des jeunes pour coloniser les milieux plus en aval)  
Reproduction : La ponte est hivernale (octobre à février), souvent novembre-décembre dans notre département. Les adultes gagnent les zones apicales des cours d’eau. Ils recherchent des zones avec un fond de graviers ou petits galets, une hauteur d’eau faible (15 à 30 cm) et une vitesse de courant moyenne (40 à 60 cm/s). Ceci correspond aux plats courants et aux têtes de radiers. La femelle creuse alors un nid où elle expulse ses œufs (2000 à 2500 par kilo) aussitôt fécondés par le mâle. Elle les recouvre ensuite de graviers pour les protéger du courant et des prédateurs. L’incubation est longue (400 degré jour ce qui correspond à 40 jours si l’eau est à 10 °C) et les alevins ne sortiront de la frayère qu’une fois leur vésicule résorbée (encore 400 degré jour).

La pêche à la mouche et le No-kill : des pratiques respectueuses de l'environnement !

La pêche à la mouche est une technique très ancienne. Les Phéniciens et les Grecs péchaient déjà avec des hameçons sur lesquels ils fixaient des bouts de laine colorée. La philosophie de cette technique réside dans la présentation, aux poissons recherchés, d'insectes à tous leurs stades de développement : des proies saisonnières pour les salmonidés, mais également pour beaucoup d'autres espèces. Cette technique de pêche respecte la logique de la chaîne alimentaire des poissons visés à une période précise de l'année.


La pêche à la mouche est à la fois une activité de pleine nature, un loisir et un sport. Elle permet de prendre de nombreux types de poisson (truite, ombre…) dans des milieux variés, (eau douce ou eau salée, rivières ou étendues d'eau). Malgré l'essor et la popularisation au cours des années 90 de techniques innovantes permettant de pratiquer avec succès en mer ou sur les poissons carnassiers d'eau douce, elle reste encore traditionnellement associée à la pêche de la truite, de l'ombre ou du saumon atlantique en rivière.
Cette technique de pêche de loisir est caractérisée par:
  • L'utilisation de mouches artificielles,
  • L'utilisation d'une ligne, appelée soie, dont le poids et l'épaisseur sert à propulser la mouche au moyen du lancer dit « fouetté ».
C'est ce mode de lancer qui distingue le plus cette technique de tous les autres modes de pêche et qui constitue sa spécificité.




http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=TOdvCH1vA80


C'est une pêche effectivement respectueuse de l'environnement. Nous pouvons qualifier cette pêche comme étant en "symbiose" avec le milieu. Il faut en effet être attentive, observateur, naturaliste et parfois rêveur. Il faut également avoir des connaissances ou dans tous les cas quelques bases d'entomologie.   


 Quelques exemples de mouches : mouche de mai et sedge
















Le no-kill (de l'anglais « pas de mise à mort ») est une pratique développée par les pêcheurs sportifs  américains au cours du XXe siècle. Cette pratique consiste à relâcher volontairement et systématiquement les poissons pêchés, qu'ils atteignent ou non la taille légale de capture fixée par la réglementation. Le terme « no-kill » est la transposition imagée et plus explicite de l'expression anglaise « catch and release » (littéralement « attraper et relâcher »). On parle également de « graciation » ou de « prendre et relâcher ». 

Efficacité du no-kill
De nombreuses études scientifiques menées en Amérique du Nord tendent à montrer que le taux de survie des poissons relâchés en pêchant aux leurres artificiels avec des hameçons simples et sans ardillons est très satisfaisant (atteignant 97 %).
Ce taux de survie décroît quand l'utilisation d'appâts naturels est autorisée, sauf avec des hameçons circle, généralement utilisés pour les grands poissons marins.


Afin d'éviter de blesser inutilement le poisson, les pratiquants du no-kill écrasent les ardillons des hameçons et privilégient les hameçons simples par rapport aux hameçons doubles ou triples. De plus, afin d'accroitre ses chances de survie, le poisson est manipulé avec précautions et capturé le plus rapidement possible afin qu'il ne soit pas trop épuisé lors de sa remise à l'eau. Il est ainsi courant de ne pas sortir le poisson de l'eau et d'utiliser une épuisette.


dimanche 19 janvier 2014

L'écrevisse signal, une espèce invasive. Signal qui es-tu ?

http://fr.wikipedia.org/wiki/Pacifastacus_leniusculus


Depuis peu, vous pouvez capturer une nouvelle espèce d’écrevisse américaine dans certains cours d’eau de notre région. Depuis quelques années, elle est pêchée dans la Risle. Elle y prolifère.  SIGNAL qui es-tu?  L’écrevisse Signal est une écrevisse américaine en provenance de Californie. Elle a été introduite en France en 1974. Cette écrevisse, que l’on trouve aussi bien en lacs, en étangs qu’en rivières est omnivore et assez tolérante sur la qualité de l’eau. Elle atteint des tailles de plus de 18 cm (de l’extrémité de la tête à la queue).




L’écrevisse Signal est, elle, moins sensible et plus agressive que les espèces autochtones et surtout peut être porteuse des germes de la peste des écrevisses sans être affecté. C’est pourquoi cette écrevisse est classée par la loi comme « susceptible de provoquer des déséquilibres biologiques » dans les cours d’eau. Mais, elle reste cependant qu'une espèce invasive et non classée nuisible ce qui ne favorise pas sa limitation. 


Le Trichoptère emblème de l'association du Sedge



Identification au bord de l'eau : Le vol du sedge est incertain et irrégulier. Au repos, ses ailes opaques et teintés dans la masse, se reposent sur le corps en forme de toit et de longues antennes sont positionnées dans le prolongement de la tête. 
Appellation courante: Sedge, tape cul, cul vert, porte bois , porte fée, cuket, porte buche...
Les trichoptères sont un ordre d'insecte particulièrement important pour la pêche à la mouche.
Moins exigeant que les éphémères au niveau de la charge organique des rivières, ils sont de plus en plus présents sur les cours d'eau à truite et représentent un apport protéiné  de choix pour tous les poissons de la rivière.
Les éclosions sont réparties sur toute la saison de pêche.
La vie des adultes aériens durent de 10 à 30 jours et la vie larvaire est en général de 11 mois (quelques espèces produisent 2 générations dans l'année).
Les larves de trichoptères ressemblent à un petit vers annelé, et la vie larvaire se fait à l'état libre ou bien dans un fourreau fixe ou mobile. Ce sont des larves qui rampent sur le fond et qui sont capables grâce à leur crochet acérés au bout de leur patte de braver les courants les plus fort.
Durant le stade larvaire des trichoptères ceux-ci peuvent effectuer jusqu’à 7 transformations. Les larves sont à classer en 2 catégories ::
  • Les larves qui construisent un étui fixe ou mobile
  • Les larves sans fourreau de protection
Les matériaux généralement utilisés sont des brindilles, des cailloux. Les étuis vont évoluer avec l’insecte. Au bout de 11 mois environ, elles entrent en période nymphale, elles vont s’enfermer dans un cocon solidement fixé sur un support. A cette période l’insecte se transforme radicalement, il doit ensuite s’extraire de son cocon pour regagner la surface. Ce stade est quelque peu semblable à celui vécue par nos amis papillons.
Les ailes sont déjà visibles le long du corps, les antennes et les pattes animent la nymphe lors de sa montée vers la surface. Une fois que le trichoptère a vaincu la résistance de la surface de l’eau, il peut s’envoler rapidement ou bien ramper quelques instants.
Contrairement aux éphémères les trichoptères passent directement au stade imago. Ils vont alors aller se reposer dans la végétation environnante.
Le cycle biologique des trichoptères : les trichoptères effectuent un cycle de vie qui se rapproche de celui des éphémères, dans le sens où ceux-ci passent la plus grande partie de leur vie sous la surface de l'eau.
La différence essentielle est que les larves effectuent leur cycle complet sous la surface de l'eau.
Durant sa vie, un trichoptère passe par quatre états : l’œuf, la larve, la pupe (chrysalide ) et la nymphe.
A sa sortie de l'eau, juste après avoir percé la surface, contrairement aux éphémères, il est directement mobile et il fait souvent un sillon sur l'eau pour rejoindre la berge.
Aucune transformation après l'émergence.

Deux petites imitations de ces insectes pour la pêche à la mouche.

Un peu de poésie dans ce monde de ...

Voyez au sein de l’onde Ainsi qu’un trait d’argent La truite vagabonde Braver le flot changeant Légère gracieuse Bien loin de ses abris La truite va joyeuse Le long des bords fleuris Un homme la regarde Tenant l’appât trompeur O truite, prends bien garde
Voilà l’adroit pêcheur Sa mouche beau mensonge
Est là pour t’attraper Crois moi bien vite plonge
Et crains de la happer La mouche bulle et passe
La truite peut la voir Glissant à la surface
De l’onde au bleu miroir Soudain vive et maligne
La truite au loin s’enfuit Pêcheur, en vain, ta ligne
S’agite et la poursuit.
                                             Schubert (1797-1828)