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jeudi 23 janvier 2014

La pêche à la mouche et le No-kill : des pratiques respectueuses de l'environnement !

La pêche à la mouche est une technique très ancienne. Les Phéniciens et les Grecs péchaient déjà avec des hameçons sur lesquels ils fixaient des bouts de laine colorée. La philosophie de cette technique réside dans la présentation, aux poissons recherchés, d'insectes à tous leurs stades de développement : des proies saisonnières pour les salmonidés, mais également pour beaucoup d'autres espèces. Cette technique de pêche respecte la logique de la chaîne alimentaire des poissons visés à une période précise de l'année.


La pêche à la mouche est à la fois une activité de pleine nature, un loisir et un sport. Elle permet de prendre de nombreux types de poisson (truite, ombre…) dans des milieux variés, (eau douce ou eau salée, rivières ou étendues d'eau). Malgré l'essor et la popularisation au cours des années 90 de techniques innovantes permettant de pratiquer avec succès en mer ou sur les poissons carnassiers d'eau douce, elle reste encore traditionnellement associée à la pêche de la truite, de l'ombre ou du saumon atlantique en rivière.
Cette technique de pêche de loisir est caractérisée par:
  • L'utilisation de mouches artificielles,
  • L'utilisation d'une ligne, appelée soie, dont le poids et l'épaisseur sert à propulser la mouche au moyen du lancer dit « fouetté ».
C'est ce mode de lancer qui distingue le plus cette technique de tous les autres modes de pêche et qui constitue sa spécificité.




http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=TOdvCH1vA80


C'est une pêche effectivement respectueuse de l'environnement. Nous pouvons qualifier cette pêche comme étant en "symbiose" avec le milieu. Il faut en effet être attentive, observateur, naturaliste et parfois rêveur. Il faut également avoir des connaissances ou dans tous les cas quelques bases d'entomologie.   


 Quelques exemples de mouches : mouche de mai et sedge
















Le no-kill (de l'anglais « pas de mise à mort ») est une pratique développée par les pêcheurs sportifs  américains au cours du XXe siècle. Cette pratique consiste à relâcher volontairement et systématiquement les poissons pêchés, qu'ils atteignent ou non la taille légale de capture fixée par la réglementation. Le terme « no-kill » est la transposition imagée et plus explicite de l'expression anglaise « catch and release » (littéralement « attraper et relâcher »). On parle également de « graciation » ou de « prendre et relâcher ». 

Efficacité du no-kill
De nombreuses études scientifiques menées en Amérique du Nord tendent à montrer que le taux de survie des poissons relâchés en pêchant aux leurres artificiels avec des hameçons simples et sans ardillons est très satisfaisant (atteignant 97 %).
Ce taux de survie décroît quand l'utilisation d'appâts naturels est autorisée, sauf avec des hameçons circle, généralement utilisés pour les grands poissons marins.


Afin d'éviter de blesser inutilement le poisson, les pratiquants du no-kill écrasent les ardillons des hameçons et privilégient les hameçons simples par rapport aux hameçons doubles ou triples. De plus, afin d'accroitre ses chances de survie, le poisson est manipulé avec précautions et capturé le plus rapidement possible afin qu'il ne soit pas trop épuisé lors de sa remise à l'eau. Il est ainsi courant de ne pas sortir le poisson de l'eau et d'utiliser une épuisette.


dimanche 19 janvier 2014

Le Trichoptère emblème de l'association du Sedge



Identification au bord de l'eau : Le vol du sedge est incertain et irrégulier. Au repos, ses ailes opaques et teintés dans la masse, se reposent sur le corps en forme de toit et de longues antennes sont positionnées dans le prolongement de la tête. 
Appellation courante: Sedge, tape cul, cul vert, porte bois , porte fée, cuket, porte buche...
Les trichoptères sont un ordre d'insecte particulièrement important pour la pêche à la mouche.
Moins exigeant que les éphémères au niveau de la charge organique des rivières, ils sont de plus en plus présents sur les cours d'eau à truite et représentent un apport protéiné  de choix pour tous les poissons de la rivière.
Les éclosions sont réparties sur toute la saison de pêche.
La vie des adultes aériens durent de 10 à 30 jours et la vie larvaire est en général de 11 mois (quelques espèces produisent 2 générations dans l'année).
Les larves de trichoptères ressemblent à un petit vers annelé, et la vie larvaire se fait à l'état libre ou bien dans un fourreau fixe ou mobile. Ce sont des larves qui rampent sur le fond et qui sont capables grâce à leur crochet acérés au bout de leur patte de braver les courants les plus fort.
Durant le stade larvaire des trichoptères ceux-ci peuvent effectuer jusqu’à 7 transformations. Les larves sont à classer en 2 catégories ::
  • Les larves qui construisent un étui fixe ou mobile
  • Les larves sans fourreau de protection
Les matériaux généralement utilisés sont des brindilles, des cailloux. Les étuis vont évoluer avec l’insecte. Au bout de 11 mois environ, elles entrent en période nymphale, elles vont s’enfermer dans un cocon solidement fixé sur un support. A cette période l’insecte se transforme radicalement, il doit ensuite s’extraire de son cocon pour regagner la surface. Ce stade est quelque peu semblable à celui vécue par nos amis papillons.
Les ailes sont déjà visibles le long du corps, les antennes et les pattes animent la nymphe lors de sa montée vers la surface. Une fois que le trichoptère a vaincu la résistance de la surface de l’eau, il peut s’envoler rapidement ou bien ramper quelques instants.
Contrairement aux éphémères les trichoptères passent directement au stade imago. Ils vont alors aller se reposer dans la végétation environnante.
Le cycle biologique des trichoptères : les trichoptères effectuent un cycle de vie qui se rapproche de celui des éphémères, dans le sens où ceux-ci passent la plus grande partie de leur vie sous la surface de l'eau.
La différence essentielle est que les larves effectuent leur cycle complet sous la surface de l'eau.
Durant sa vie, un trichoptère passe par quatre états : l’œuf, la larve, la pupe (chrysalide ) et la nymphe.
A sa sortie de l'eau, juste après avoir percé la surface, contrairement aux éphémères, il est directement mobile et il fait souvent un sillon sur l'eau pour rejoindre la berge.
Aucune transformation après l'émergence.

Deux petites imitations de ces insectes pour la pêche à la mouche.