Translate

dimanche 26 janvier 2014

La Renouée du Japon (Fallopia japonica) : une herbacée colonisatrice !


La Renouée du Japon ou Renouée à feuilles pointues (Fallopia japonica, autrefois aussi nommée Polygonum cuspidatum ou encore Reynoutria japonica) est une espèce de plantes herbacée vivace de la famille des Polygonaceae originaire d'Asie orientale, naturalisée en Europe dans une grande diversité de milieux humides.
Cette plante herbacée très vigoureuse est originaire de Chine, de Corée, du Japon et de la Sibérie.

Elle est cultivée en Asie où elle est réputée pour ses propriétés médicinales. Naturalisée en Europe et en Amérique, elle y est devenue l'une des principales espèces invasives ; elle est d'ailleurs inscrite à la liste de l'Union internationale pour la conversation de la nature des 100 espèces les plus préoccupantes.

On la retrouve massivement dans nos départements. Elle est très invasive. Elle est difficile à supprimer.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Renou%C3%A9e_du_Japon


Elle prolifère et cause des dysfonctionnements au sein des écosystèmes :
· Impact sur la stabilité des berges
Elle favorise les sapements de berges car son système racinaire est peu développé en dehors des rhizomes, et en hiver, la partie aérienne meurt et laisse les rives à nu, soumises à l’érosion.
· Impact sur la flore autochtone
Dans des milieux qui lui sont favorables, elle peut éliminer pratiquement toutes les autres espèces grâce aux substances toxiques qu’elle secrète, à son rythme de croissance élevé et à son feuillage abondant, créant un ombrage inhospitalier pour les autres espèces.
· Impact sur la diversité
Elle diminue la diversité physique (habitats) provoquant une baisse de la diversité biologique des milieux. De plus, les animaux (oiseaux, petits mammifères…) ne s’installent pas dans les massifs denses de renouées.
· Impact sur le paysage
Les grands massifs de renouée sont synonymes d’uniformisation du paysage. En période  hivernale, dès lors que ses tiges sont desséchées, elle constitue pour le riverain une disgrâce paysagère.
Une expansion spectaculaire.
Les renouées se développent très rapidement (croissance pouvant atteindre quatre à cinq centimètres par jour). Leurs rhizomes forment des réseaux denses dans le sol, ce qui facilite leur propagation. En Europe, les graines sont stériles mais les boutures de tiges ou les fragments de rhizomes peuvent être facilement disséminés par l’eau, les animaux ou l’homme lors de travaux d’aménagement et ainsi coloniser de nouveaux terrains grâce à sa formidable capacité de régénération (0,7 g de rhizome suffisent pour donner un nouveau plant).

Un lien vers la Cater Basse-Normandie
La Cater, La Cellule d'Animation Technique pour l'Eau et les Rivières. 
L'association a pour vocation générale, l'animation technique dans le cadre de la restauration, la gestion et la valorisation des milieux aquatiques et humides et des ressources en eaux superficielles à l'échelle des bassins versants. 
http://www.caterbn.fr/mediatheque/images.html?chp_recherche=botanique

jeudi 23 janvier 2014

Truite Fario et Ombre Commun : deux espèces communes sur la Risle


Le corps de la truite est élancé, la tête relativement grosse et la bouche largement fendue et armée de petites dents acérées. Elle possède, comme tous les salmonidés, une nageoire adipeuse entre la dorsale et la caudale dont les bords sont droits ou peu échancrés. La peau est recouverte de très petites écailles. On observe de très grandes variations de coloration et de ponctuation en fonction des bassins versant et des habitats. Son caractère rusé et méfiant fait de la truite une espèce particulièrement recherchée par les pêcheurs. Certains se consacrent d’ailleurs exclusivement à sa recherche. Toutes les techniques d’eaux vives conviennent : appâts naturels pour le toc ou le vairon manié, leurres, mouches artificielles…


Taille légale de capture de 20 à 25 cm selon les milieux

Caractéristiques : Elle est très largement répandue en France métropolitaine.
Taille : de 12 à plus de 30 cm à maturité sexuelle (en fonction du milieu), maximum 80cm
Poids : quelques centaines de grammes en moyenne, jusqu’à 8kg
Longévité : rarement plus de 6-7  ans dans la nature  
Habitat : Elle fréquente les eaux pures, fraiches et bien oxygénées des parties supérieures des rivières ainsi que certains lacs de montagne. Elle supporte difficilement les augmentations de température. En fonction de son âge, elle n’occupe pas les mêmes habitats : les juvéniles colonisent les zones peu profondes à courant modéré alors que les adultes préfèrent les secteurs avec une hauteur d’eau plus élevée et un courant plus lent, offrant de nombreuses caches 
Alimentation : Carnivore, la truite consomme des invertébrés et des poissons, quelquefois des batraciens. Elle peut adopter deux modes de chasse : capture de proies qui dérivent dans les zones courantes ou prospection et chasse à courre dans les zones calmes.

Comportement : Territoriale, elle n’occupe pas les mêmes espaces en fonction de son activité ; elle alterne entre des zones de chasse et des zones de repos. Elle possède un caractère migrateur marqué montaison des adultes pour la reproduction et dévalaison des jeunes pour coloniser les milieux plus en aval)  
Reproduction : La ponte est hivernale (octobre à février), souvent novembre-décembre dans notre département. Les adultes gagnent les zones apicales des cours d’eau. Ils recherchent des zones avec un fond de graviers ou petits galets, une hauteur d’eau faible (15 à 30 cm) et une vitesse de courant moyenne (40 à 60 cm/s). Ceci correspond aux plats courants et aux têtes de radiers. La femelle creuse alors un nid où elle expulse ses œufs (2000 à 2500 par kilo) aussitôt fécondés par le mâle. Elle les recouvre ensuite de graviers pour les protéger du courant et des prédateurs. L’incubation est longue (400 degré jour ce qui correspond à 40 jours si l’eau est à 10 °C) et les alevins ne sortiront de la frayère qu’une fois leur vésicule résorbée (encore 400 degré jour).

La pêche à la mouche et le No-kill : des pratiques respectueuses de l'environnement !

La pêche à la mouche est une technique très ancienne. Les Phéniciens et les Grecs péchaient déjà avec des hameçons sur lesquels ils fixaient des bouts de laine colorée. La philosophie de cette technique réside dans la présentation, aux poissons recherchés, d'insectes à tous leurs stades de développement : des proies saisonnières pour les salmonidés, mais également pour beaucoup d'autres espèces. Cette technique de pêche respecte la logique de la chaîne alimentaire des poissons visés à une période précise de l'année.


La pêche à la mouche est à la fois une activité de pleine nature, un loisir et un sport. Elle permet de prendre de nombreux types de poisson (truite, ombre…) dans des milieux variés, (eau douce ou eau salée, rivières ou étendues d'eau). Malgré l'essor et la popularisation au cours des années 90 de techniques innovantes permettant de pratiquer avec succès en mer ou sur les poissons carnassiers d'eau douce, elle reste encore traditionnellement associée à la pêche de la truite, de l'ombre ou du saumon atlantique en rivière.
Cette technique de pêche de loisir est caractérisée par:
  • L'utilisation de mouches artificielles,
  • L'utilisation d'une ligne, appelée soie, dont le poids et l'épaisseur sert à propulser la mouche au moyen du lancer dit « fouetté ».
C'est ce mode de lancer qui distingue le plus cette technique de tous les autres modes de pêche et qui constitue sa spécificité.




http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=TOdvCH1vA80


C'est une pêche effectivement respectueuse de l'environnement. Nous pouvons qualifier cette pêche comme étant en "symbiose" avec le milieu. Il faut en effet être attentive, observateur, naturaliste et parfois rêveur. Il faut également avoir des connaissances ou dans tous les cas quelques bases d'entomologie.   


 Quelques exemples de mouches : mouche de mai et sedge
















Le no-kill (de l'anglais « pas de mise à mort ») est une pratique développée par les pêcheurs sportifs  américains au cours du XXe siècle. Cette pratique consiste à relâcher volontairement et systématiquement les poissons pêchés, qu'ils atteignent ou non la taille légale de capture fixée par la réglementation. Le terme « no-kill » est la transposition imagée et plus explicite de l'expression anglaise « catch and release » (littéralement « attraper et relâcher »). On parle également de « graciation » ou de « prendre et relâcher ». 

Efficacité du no-kill
De nombreuses études scientifiques menées en Amérique du Nord tendent à montrer que le taux de survie des poissons relâchés en pêchant aux leurres artificiels avec des hameçons simples et sans ardillons est très satisfaisant (atteignant 97 %).
Ce taux de survie décroît quand l'utilisation d'appâts naturels est autorisée, sauf avec des hameçons circle, généralement utilisés pour les grands poissons marins.


Afin d'éviter de blesser inutilement le poisson, les pratiquants du no-kill écrasent les ardillons des hameçons et privilégient les hameçons simples par rapport aux hameçons doubles ou triples. De plus, afin d'accroitre ses chances de survie, le poisson est manipulé avec précautions et capturé le plus rapidement possible afin qu'il ne soit pas trop épuisé lors de sa remise à l'eau. Il est ainsi courant de ne pas sortir le poisson de l'eau et d'utiliser une épuisette.


dimanche 19 janvier 2014

L'écrevisse signal, une espèce invasive. Signal qui es-tu ?

http://fr.wikipedia.org/wiki/Pacifastacus_leniusculus


Depuis peu, vous pouvez capturer une nouvelle espèce d’écrevisse américaine dans certains cours d’eau de notre région. Depuis quelques années, elle est pêchée dans la Risle. Elle y prolifère.  SIGNAL qui es-tu?  L’écrevisse Signal est une écrevisse américaine en provenance de Californie. Elle a été introduite en France en 1974. Cette écrevisse, que l’on trouve aussi bien en lacs, en étangs qu’en rivières est omnivore et assez tolérante sur la qualité de l’eau. Elle atteint des tailles de plus de 18 cm (de l’extrémité de la tête à la queue).




L’écrevisse Signal est, elle, moins sensible et plus agressive que les espèces autochtones et surtout peut être porteuse des germes de la peste des écrevisses sans être affecté. C’est pourquoi cette écrevisse est classée par la loi comme « susceptible de provoquer des déséquilibres biologiques » dans les cours d’eau. Mais, elle reste cependant qu'une espèce invasive et non classée nuisible ce qui ne favorise pas sa limitation. 


Le Trichoptère emblème de l'association du Sedge



Identification au bord de l'eau : Le vol du sedge est incertain et irrégulier. Au repos, ses ailes opaques et teintés dans la masse, se reposent sur le corps en forme de toit et de longues antennes sont positionnées dans le prolongement de la tête. 
Appellation courante: Sedge, tape cul, cul vert, porte bois , porte fée, cuket, porte buche...
Les trichoptères sont un ordre d'insecte particulièrement important pour la pêche à la mouche.
Moins exigeant que les éphémères au niveau de la charge organique des rivières, ils sont de plus en plus présents sur les cours d'eau à truite et représentent un apport protéiné  de choix pour tous les poissons de la rivière.
Les éclosions sont réparties sur toute la saison de pêche.
La vie des adultes aériens durent de 10 à 30 jours et la vie larvaire est en général de 11 mois (quelques espèces produisent 2 générations dans l'année).
Les larves de trichoptères ressemblent à un petit vers annelé, et la vie larvaire se fait à l'état libre ou bien dans un fourreau fixe ou mobile. Ce sont des larves qui rampent sur le fond et qui sont capables grâce à leur crochet acérés au bout de leur patte de braver les courants les plus fort.
Durant le stade larvaire des trichoptères ceux-ci peuvent effectuer jusqu’à 7 transformations. Les larves sont à classer en 2 catégories ::
  • Les larves qui construisent un étui fixe ou mobile
  • Les larves sans fourreau de protection
Les matériaux généralement utilisés sont des brindilles, des cailloux. Les étuis vont évoluer avec l’insecte. Au bout de 11 mois environ, elles entrent en période nymphale, elles vont s’enfermer dans un cocon solidement fixé sur un support. A cette période l’insecte se transforme radicalement, il doit ensuite s’extraire de son cocon pour regagner la surface. Ce stade est quelque peu semblable à celui vécue par nos amis papillons.
Les ailes sont déjà visibles le long du corps, les antennes et les pattes animent la nymphe lors de sa montée vers la surface. Une fois que le trichoptère a vaincu la résistance de la surface de l’eau, il peut s’envoler rapidement ou bien ramper quelques instants.
Contrairement aux éphémères les trichoptères passent directement au stade imago. Ils vont alors aller se reposer dans la végétation environnante.
Le cycle biologique des trichoptères : les trichoptères effectuent un cycle de vie qui se rapproche de celui des éphémères, dans le sens où ceux-ci passent la plus grande partie de leur vie sous la surface de l'eau.
La différence essentielle est que les larves effectuent leur cycle complet sous la surface de l'eau.
Durant sa vie, un trichoptère passe par quatre états : l’œuf, la larve, la pupe (chrysalide ) et la nymphe.
A sa sortie de l'eau, juste après avoir percé la surface, contrairement aux éphémères, il est directement mobile et il fait souvent un sillon sur l'eau pour rejoindre la berge.
Aucune transformation après l'émergence.

Deux petites imitations de ces insectes pour la pêche à la mouche.

Un peu de poésie dans ce monde de ...

Voyez au sein de l’onde Ainsi qu’un trait d’argent La truite vagabonde Braver le flot changeant Légère gracieuse Bien loin de ses abris La truite va joyeuse Le long des bords fleuris Un homme la regarde Tenant l’appât trompeur O truite, prends bien garde
Voilà l’adroit pêcheur Sa mouche beau mensonge
Est là pour t’attraper Crois moi bien vite plonge
Et crains de la happer La mouche bulle et passe
La truite peut la voir Glissant à la surface
De l’onde au bleu miroir Soudain vive et maligne
La truite au loin s’enfuit Pêcheur, en vain, ta ligne
S’agite et la poursuit.
                                             Schubert (1797-1828)

Un peu de biologie : le fraie de la fin de l'automne à la mi-hiver, une période importante pour la rivière !

Le fraie est la période de reproduction. Définition d'une frayère : c'est le lieu où se reproduisent les poissons et les batraciens et par extension les mollusques et les crustacés. 
C'est donc souvent aussi l'endroit où les femelles déposent leurs œufs afin que les mâles les recouvrent de semence puisque la reproduction chez la plupart de ces animaux est externe.
Les frayères se trouvent souvent sur les fonds sableux ou sablo-vaseux des rivières, des étangs, des lacs, des marais, des estuaires, voire des zones marines très profondes.
La reproduction de la Truite fario s’effectue sur des fonds propres avec des substrats de type
petits galets ou graviers. La truite choisit des fonds non colmatés et stables, permettant d’assurer
une bonne circulation de l’eau, indispensable pour une oxygénation parfaite des oeufs, et un
maintien contre les crues. Le choix du site de reproduction et aussi conditionné par la vitesse d’écoulement (préférendum compris entre 40 et 60 cm.s-1) et la hauteur de la lame d’eau (de 5 à 30 cm). De ce fait, la truite a souvent besoin de quitter sa zone de croissance pour venir frayer sur les
ruisseaux situés en têtes de bassins, où elle trouvera  des conditions plus favorables. C’est pour cela que  ce poisson est qualifié de « migrateur holobiotique ».





L’enfouissement des oeufs comporte plusieurs phases de creusements plus ou moins profonds.
La dimension des matériaux remués dépend de la force de la femelle, transmise par les battements de sa nageoire caudale, et donc de sa taille. La ponte effectuée (environ 2000 oeufs par kg), la durée totale d’incubation et de développement embryonnaire dans la frayère est variable et s’exprime en degrés/jours. Au total, il faut entre 400 et 730 degrés/jours pour que les alevins émergent de la frayère, soit 3 à 4 mois après la ponte.
Dans ces conditions, on comprend que l’accessibilité aux zones de fraie (obstacles à la migration : barrages, ouvrages carrossables, moulins…) ainsi que la teneur en sédiments fins du substrat conditionnent fortement le rendement de la reproduction.

Actions d'hivernage : entretien des berges de la Risle

Chaque hiver, les membres de l'association restaurent et entretiennent les berges d'une partie de la Risle entre L'Aigle et Saint Martin d'Ecublei. Plus de 300 heures d'élagage, d’entretien et d’enlèvement des déchets sont consacrées chaque année. Tant pour les riverains,les promeneurs que les collectivités, l'action d’enlèvement des pollutions dites visuelles est la plus visible. Elle est très profitable pour le milieu environnemental et la qualité de la vie des citoyens. 

Quelques photographies d'illustration de l'entretien.







Des pollutions qui ne sont pas si rares !

Depuis plusieurs années, nous observons de nombreuses pollutions qu'elles soient de natures accidentelles ou criminelles. Hydrocarbures, produits chimiques et autres polluants sont retrouvés ou observés le long de la rivière.
Le vendredi 10 janvier dernier, une pollution hydrocarbure a été identifié par l'un des membres de l'association. A l'origine de cette pollution, une fuite d'une cuve à fioul près de l'école Mazeline en centre ville de l'Aigle. les services techniques de la ville et les pompiers sont intervenus mais le niveau d'eau et le débit trop importants n'ont pas pu faciliter et même empêcher la pose d'un barrage flottant. Les autorités locales ne s’inquiètent pas plus que cela face à cette "pollution minime" comme ils la qualifient. Cependant, il est important de souligner que nous sommes en pleine période de fraie et de reproduction de la truite Fario !
Ce n'est que le lendemain que les pompiers trouve l'endroit exacte de la fuite et confine les derniers effluents. Un mini barrage est mis en place avec un boudin et lingettes adsorbantes spécifiques aux hydrocarbures.

samedi 18 janvier 2014

Le Sedge Saint Martinois, une association qui oeuvre pour la promotion et la protection d'un parcours Halieutique entre l'Aigle et Saint Martin d'Ecublei dans l'Orne.


l'association du club Sedge Saint Martinois a été crée en 1998 par des passionnés de pêche à la mouche et d'environnement. L'objectif de cette association est pratiquer et promouvoir la pêche  à la mouche ainsi que la défense et la restauration du milieu halieutique sur le cours d'eau de la Risle.

Association : LE CLUB SEDGE SAINT-MARTINOIS.
No de parution : 19980048
Département (Région) : Orne (Basse-Normandie)
Lieu parution : Déclaration à la sous-préfecture de Mortagne-au-Perche.
Type d'annonce : ASSOCIATION/CREATION

Siège social : 164, rue Chênes, 61300 Saint-Martin-d’Ecublei. Date de la déclaration : 27 octobre 1998.

Carte du bassin versant de la Risle de la source, la Genevraie et Planche à son embouchure dans la Seine.